
En route vers la prochaine grande ville, Ensenada, nous avons parcouru plusieurs centaines de kilomètres mais surtout traversé des paysages à couper le souffle et très différents. Commençons le récit du début.
Nous avons quitté Ciudad Constitucion dans le but d’aller vers San Ignacio par une route que nous n’avions pas encore utilisée. Nous allons donc vers San Juanico et Jean-Claude mentionne qu’il devra y faire le plein. Sur la carte de Micheline, on trouve un icône indiquant de l’essence, tout va bien.
Arrivés à destination, nous sommes dans un autre monde. Toutes les rues sont en sable, bosses et trous inclus… La station d’essence c’est un gars qui a de l’essence et du diesel dans des bidons et qui remplit le réservoir en siphonnant à bouche le liquide… Horreur! Il n’y a que 30 litres de diesel restants…angoisse à l’horizon. En plus, on doit retourner sur nos pas, la route indiquée sur la carte n’est pas une route carrossable avec nos roulottes selon les dires des locaux. Il faut donc faire 130 kilomètres pour retourner à Ciudad Insurgentes pour y faire le plein et reprendre la route 1 vers Loreto.



On roule à travers les montagnes et le bord de mer, les plateaux et les vallées. Vers 18h, il faut s’installer, la noirceur arrive…. On tente d’aller vers une plage mais un homme qui heureusement parle anglais, nous le déconseille fortement. On roule encore un peu et on finit par trouver un bord de plage à Ligüi, en boondocking. On en profite pour installer les roulottes avec vue sur la mer et le soleil levant.






Le lendemain, on fait encore beaucoup de kilomètres car il n’y a pas grand chose à visiter sur la route vers Guerrero Negro. On a choisi de faire l’impasse sur San Ignacio en se disant que si on veut faire une excursion pour voir les baleines, nous trouverons des fournisseurs à Guerrero Negro.






Arrivés sur place, on cherche le camping « Central Park » mais il n’y a en pas malgré un site internet et des directions claires… On se retrouve donc en boondocking sur le bord de l’eau près d’un sanctuaire d’oiseaux. Michel se régale les yeux. Pour le souper, il se fait tard pour popoter, on va au resto. Nous allons dans un endroit qui nous a été chaudement recommandé il y a quelque temps. Ils avaient bien raison ces Belges, c’était vraiment bon et très sympathique.

Nous repartons autour de 9h vers El Campito, près de 400 km plus loin, toujours vers le nord. Il faut dire que pour s’y rendre, il faut retourner vers le centre de la péninsule pour ensuite bifurquer vers l’ouest. Il y a deux choix de routes. La route 1 qui va vers l’ouest et la route 5 qui est à l’est. On choisit la 1.
Au tour de Michel et Micheline de vivre l’angoisse du manque d’essence.… tout juste 36 km d’essence restante au moment de trouver une station pour remplir.
Des routes en lacet, des paysages époustouflants, des montées et des descentes vertigineuses encore une fois..






Beaucoup de montagnes en S, des détours très serrés, des routes panoramiques pour cœurs bien accrochés. Des camionneurs avec des nerfs d’acier, la route ne mesure que 10 pieds de large par voie et nos roulottes ont 8 pieds. Imaginez!…
Finalement, on passe à côté d’El Campito tellement c’est petit…On trouve encore un camping avec vue imprenable sur la mer au soleil couchant. C’est toujours beau.


Samedi, on part pour Ensenada, la dernière grande ville de notre périple mexicain.

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