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41 ans de mariage
24 juillet. Demain, ce sera notre 41ième anniversaire de mariage. Un tel voyage peut mettre un mariage à l’épreuve mais à moins d’un important revirement de situation nous reviendrons ensemble, prêts à entreprendre une nouvelle année! Nous avons donc décidé de ne pas nous rendre à Prince Rupert avec Jean-Claude et Lyne vu la pluie annoncée pour la journée. Nous avons plutôt décidé de prendre une journée de congé et de nous avancer de 120 km, et d’aller à Smithers, belle petite ville de ski au pied des montagnes.
En partant le camion à la sortie de l’épicerie avec de petites gâteries pour le lunch (pain frais, pâtés et fromages), un bruit strident et persistant venant du moteur nous a figé! L’air climatisé ne fonctionne plus… probablement le compresseur. Avec les 30 degrés Celsius et l’avertissement de chaleur annoncés pour les prochains jours, la réparation s’impose. Nous sommes dimanche, demain nous allons nous en occuper!
En insistant un peu, car le terrain de camping était fermé pour 2 jours pour un mariage, nous avons pu louer un terrain et manger nos gâteries … à 15h00 … Comme c’est meilleur lorsque l’on a faim, c’était vraiment très bon! Pour souper, Michel salivait à l’idée de manger des mets chinois. Donc, chinois ce sera à Smithers. Erreur! On aurait dû commencer à se méfier en constatant que le resto était pratiquement désert. L’air ébahi de la serveuse lorsque l’on a demandé la carte des vins aurait aussi dû nous allumer, mais non, l’appel de la soupe won ton, des egg rolls et du chow mein étaient trop fort! La cuisinière est finalement revenue avec 2 viniers! Il ne restait toutefois que l’équivalent d’un verre du blanc … À ce stade, nos attentes pour le repas sont assez élevées. La soupe et les egg rolls sont bons mais un regard à l’assiette reçue n’annonce rien de bon et ce fut le cas. Mal apprêtés, sans épices et trop cuits! Retour penaud à la roulotte.
Lundi matin, 25 juillet, 8h00. Michel téléphone les garages pour obtenir un rendez-vous pour la réparation de l’air climatisé. À Smithers, le concessionnaire Toyota est fermé le lundi et les autres garages n’ont pas le temps ou l’expertise. Chez Canadian Tire, la jeune fille a demandé si le camion avait été acheté chez eux ???? À Prince George (prochaine destination), il n’y a pas de disponibilité chez Toyota avant vendredi. Et Vancouver Toyota? Coup de chance, ils ont de la place tous les jours. Rendez-vous pour jeudi! Le monsieur est content mais pas pour longtemps. En vérifiant l’adresse pour l’entrer dans l’agenda, il a constaté qu’il était à Vancouver dans l’État de Washington aux États-Unis (passé Portland) – 1600 kilomètres. OUPS! Nouvel appel pour annuler puis prise de rendez-vous chez Toyota à Vancouver au Canada, jeudi matin. OUF! Aventure à suivre…
Départ ensuite pour une belle randonnée à Hudson Bay Mountain (Crater Lake Trail) mais il faut d’abord faire 24 kilomètres de montée en camion et roulotte dont la moitié sur une route de gravel. Début de la randonnée dans le bois avec nos amis habituels, les maringouins, puis dans les grands champs au-dessus de la ligne d’arbres. Nous nous sommes rendus dans le brouillard, sans rien voir. Mais à notre arrivée, le vent s’est levé et quels merveilleux paysages. Le lac, situé à 1700 mètres, semble installé dans un cratère. Il est alimenté par un glacier. On voit aussi, les traces récentes d’un planchiste. Et que dire des montagnes avoisinantes. 3 kilomètres de randonnée pour s’y rendre, qui valaient le déplacement! Après la randonnée, 400 kilomètres de route vers le Sud. Les montagnes laissent place peu à peu à de grandes vallées. C’est le temps des foins! Nous rejoignons Jean-Claude et Lyne environ 60 kilomètres après Prince George, sur la route vers Vancouver … au Canada! Comme des adolescents, nous en avions beaucoup à nous raconter sur les 36 dernières heures.

On arrrive au sommet – Crater Lake 
Crater Lake 
Crater lake 
Crater Lake 
Crater Lake 
Hudson Bay Mountain 
Hudson Bay Mountain 
Hudson Bay Mountain 
Hudson Bay Mountain 
Hudson Bay Mountain 
Hudson Bay Mountain 

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Prince Rupert
Dimanche 24 juillet. Jean-Claude veut aller voir Prince Rupert, ville côtière d’environ 13 000 habitants la plus à l’ouest de notre périple. Micheline et Michel décident de ne pas venir avec nous pour profiter d’un dimanche tranquille. Nous partons vers 9h00. La météo ne sera pas de notre côté… pluie à 100% de probabilité de précipitations…
C’est dommage parce que la route sinueuse qui mène à Prince Rupert longe la rivière Skeena sur plusieurs kilomètres. Le paysage aurait été très beau. Le plafond est bas, les montagnes sont dans les nuages.

Arrivés à Prince Rupert, je mets mes bottes à l’eau car mes souliers de course sont en filet. Nous allons commander notre souper, des sushis!!! Pendant qu’ils sont en préparation, nous marchons sur le quai pour y voir les bateaux de plus près.

Cette photo n’a pas été prise la journée de notre visite…. On prend quelques instants pour visiter le centre d’interprétation du port. C’est l’endroit où les résidents et les visiteurs se rendent pour découvrir ce qui se passe au port de Prince Rupert. On y trouve des ‘expositions interactives, des présentations vidéo et des activités pour enfants pour illustrer le monde portuaire. On en apprend beaucoup sur les produits, les navires et les véhicules qui transitent par le port de Prince Rupert, les communautés et les pays avec lesquels nous nous connectons, et les types de personnes et de partenaires qui rendent tout cela possible. C’est vraiment intéressant et ça nous a permis de sécher un peu…
À travers la ville, on a également remarqué qu’il y a des murales. Ça semble un art plus commun dans les villes de l’ouest que celles de l’est.



Finalement, malgré la température,.nous sommes bien heureux d’avoir été à Prince Rupert.
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Parc Kluane
On essaie de se sauver de la pluie mais elle ne cesse de nous rattraper. Nous avons passé la frontière canadienne. Nous étions fiers d’avoir fait à l’avance notre enregistrement sur la Covid dans le système ArriveCAN mais la douanière était plus intéressée par les armes à feu et le cannabis que par la Covid et la nourriture de notre frigo.
Le parc national Kluane est d’une grande splendeur. Camping à Creek Lake, un parc typique du Yukon puis à Kathleen Lake, de couleur turquoise…
Lendemain matin 20 juillet, randonnée avant la pluie sur le sentier King’s Throne. Parcours difficile dans la partie supérieure à la ligne des arbres et surtout difficile à redescendre. La côte est abrupte et le terrain, formé de pierres, est très instable. Chaque pas doit être calculé avec soin. Les maringouins, heureux de voir des touristes, nous accompagnent avec grand entrain. Retour ensuite sous la pluie à Whitehorse pour la troisième fois du voyage.

Cygnes sur un lac 
Cygnes 
Parc Kluane 
Parc Kluane 
Parc Kluane 
Parc Kluane 
Parc Kluane 
Parc Kluane 
Parc Kluane 
Parc Kluane 
Parc Kluane 
Camping Creek Lake 
Camping Creek Lake 
Camping Creek Lake 
Kathleen Lake – Parc Kluane 
Kathleen Lake – Parc Kluane 
Kathleen Lake – Parc Kluane -
Glenn Highway
Cette route située entre Palmer au Nord d’Anchorage et Tok a été déclaré “route panoramique” en 2002. En regardant la météo, nous avons vu une fenêtre d’opportunité pour des éclaircies en après-midi et la parcourir. Étant tôt en avant-midi, nous avons saisi l’occasion de visiter la ferme de bœuf musqué située à Palmer. Par ce dimanche matin sous la pluie, ces grosses bêtes aux longs poils ont toutes préféré rester bien étendues au fond du champ. Le pauvre guide, un peu à court d’informations à transmettre se promenait de champ en champ espérant susciter un quelconque intérêt des bœufs, mais sans aucun succès!
La route était par contre très belle. Sans être parfaite, la visibilité était tout de même bonne et nous avons pu voir de très belles montagnes. Comme toujours les montagnes sont majestueuses mais les photos ne représentent pas très bien l’ampleur de la chaîne de montagnes. Nous avons vu au moins 6 des 16 plus hautes montagnes de l’Amérique du Nord. Des sommets de plus de 4 000 mètres.
Nous sommes arrivés au camping situé au milieu de nulle part sous la pluie. Le beau et gentil chien des propriétaires avait, semble-t-il, développé une affection particulière pour le terrain de Lyne et Jean-Claude et y laissant allègrement et peut être avec un certain soulagement ses crottes! Parlez à Lyne de ses chaussures!












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La pluie
Nous avons été gâtés par la température depuis notre départ. Nous avons eu du froid, de la chaleur, de la neige sur la Route de Dempster mais somme toute, très peu de pluie. La situation est maintenant différente. Nous sommes arrivés à Homer et sommes repartis sous la pluie. Pendant 3 jours, nous suivons avec attention la météo sur le Sud de l’Alaska pour nos prochaines destinations: Seward, Whittier et Valdez. Malheureusement, la pluie est sur les écrans radars pour la prochaine semaine et aussi pour la deuxième semaine. Et pas seulement un peu de pluie … Selon les prévisions, Valdez recevra 75 mm de pluie dans une journée! En plus des 45 et 50 mm des autres journées.
La décision n’est pas facile à prendre et chacun de nous quatre a son processus à faire et les options à considérer. À l’intersection pour Seward, nous décidons de nous y rendre pour une journée. Cette visite a mis un point final et définitif à notre décision unanime: c’est la vague à l’âme et le cœur dans l’eau que nous décidons de quitter l’Alaska. Nous n’avons rien vu des paysages, sans doute magnifiques, de Seward, ce petit coin du Sud de l’Alaska. Seward, que nous avons marchée sous la pluie, est inactive et endormie sans les activités habituelles d’une ville côtière.
Nous avons donc quitté les pluies diluviennes pour un retour au Yukon. Arrêt à Anchorage. Vous vous souvenez de nos problèmes de logement lors de notre premier arrêt … Nous avons communiqué avec le dernier camping sur la liste. Il est fermé pour une semaine au moins parce que les employés ont la Covid! Nuit au Walmart, sous la pluie. On manque de rien car il ferme à 23h00…Pas de photos à cause de la pluie, sauf celle de nos deux hommes au Walmart, en attendant les ailes de poulet maison qui cuisent sur le BBQ …

Vive le camping au Walmart! -
Boya Lake et la 37
Pour nous rendre à Prince Ruppert, on doit emprunter la route 37-Cassiar Highway. Route sinueuse longeant ruisseaux, lacs et montagnes, il n’y a pas vraiment d’arrêts à y faire. Nous décidons alors de la faire rapidement pour aller vers un endroit plus propice au tourisme. Lors de nos arrêts « pipi », on remarque qu’il y a tellement de visiteurs ailés piquant voire des maringouins gigantesques, que ça ne tente pas de s’éterniser…


Sur la route, tout peut arriver : On a rencontré des animaux, on a évité des trous, on a eu de la pluie, du soleil, des nuages. On a eu une crevaison de roulotte, on a eu des belles routes et des moins belles, on a traversé des zones de travaux routiers avec ou sans voiture pilote. Bref, on a eu plein d’expérience mais celle-là, on ne l’avait même pas imaginée…
Après une zone de travaux dans laquelle les ouvriers faisaient de l’asphalte économique : procédé qui consiste à enduire le sol de colasse (goudron épais et collant) pour ensuite y compacter des roches d’environ ¾ pc, simulant ainsi une asphalte mais moins rigide. On rencontre des voitures dont une avec une remorque qui nous a envoyé quelques roches… L’une d’elle a endommagé le pare-brise et avec son angle de rebond, est entrée sous la capucine dont elle a touché le dessous et est tombée sur le toit ouvrant pour le fracasser en mille miettes. HOLLY SHIT!!!
On doit s’arrêter pour le réparer avant qu’il pleuve… Michel et Jean-Claude s’affairent donc à mettre du « Duct Tape » sur la vitre restante, de façon « bardeaux » pour que la pluie n’entre pas et ce, sur les deux faces. Micheline et moi ramassons les miettes de vitre avec nos petites mains.


C’est le moment des réparations… De leur côté, Micheline et Michel ont aussi reçu des roches par le même attelage. Leur parebrise a maintenant plusieurs éclats prêts à fissurer et la vitre avant de leur roulotte est aussi fracassée.
Après le diner, nous reprenons la route en espérant que nous atteindrons notre objectif, le bout de la 37. Nous avions prévu faire 638km pour atteindre la jonction 37 et 16, pour être prêts demain à aller vers Prince Rupert ou Prince Georges. Nous y sommes arrivés vers 19h30, pas trop épuisés juste contents d’être parvenus à atteindre notre but.



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Atlin
Nous sommes maintenant sur le chemin du retour, lentement, très lentement. Lors de notre arrêt à Whitehorse, plusieurs personnes nous ont recommandé de faire un petit détour pour aller voir Atlin. C’était une excellente suggestion!
Atlin, petite municipalité de 350 habitants située tout au bout d’une route panoramique de plus de 100km au sud-ouest de l’Alaska Highway, est entourée de montagnes et installée sur le bord du lac du même nom. Le lac Atlin a 145km de long et est alimenté par 3 glaciers. L’eau est d’un beau bleu mais frette en titi!! C’est presqu’une mer intérieure.
Arrivés à Atlin, on se rejoint au Centre d’information touristique. Et oui, il y en a un et en plus, la dame parle français et tellement heureuse de pouvoir le faire. Elle nous indique les attraits touristiques, les campings et aussi où rejoindre le départ de la piste. Nous allons au camping près de l’eau avec 2 services (eau et électricité). L’endroit nous plait, on s’installe.
La recommandation comprenait aussi la randonnée de Monarch Mountain : Sommet à 1375 mètres, dénivelé de 700 mètres, distance aller-retour 7,4 km, temps avec pauses et photos 3h30. Ce fut une randonnée pittoresque et assez exigeante avec 1h30 en montée sans plateau pour vraiment se reposer les jambes. Les efforts ont été récompensés lorsque nous avons vu au sommet, le lac et ses montagnes. C’était splendide .








Monarch Mountain En bonus, un saumon frais au souper : le bonheur! Quant au coucher de soleil sur le lac, à 10m de la roulotte : spectaculaire!


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7e mission accomplie!!
Pour la 3e fois, nous sommes à Whitehorse. Il faut dire que la route qui passe par Whitehorse est la seule route pour entrer et sortir de l’Alaska. Donc nous y voici pour faire nos arrêts habituels lorsque nous nous retrouvons dans une ville: Canadian Tire, Walmart, épicerie, lavage, etc.
Cette mission est particulière et voici pourquoi. En décembre dernier, Jean-Claude et moi avons organisé un souper pour permettre à Micheline et Michel de rencontrer Lucie (sœur de JC) et Claude et évidemment, pour jaser de leur voyage au Yukon de l’année précédente.
À Pâques, nous avons appris qu’Élizabeth ferait un stage à Whitehorse. Lucie et son mari Claude (les parents d’Élizabeth) m’ont dit qu’ils iraient voir Élizabeth et qu’ils visiteraient aussi l’Alaska. Je leur ai demandé de garder secrète cette information pour faire une surprise à Jean-Claude. Nous étions en avril et tentions d’organiser une rencontre en juillet…tout un défi de logistique… Dans ma tête, on se verrait quelque part en Alaska.
Au fil du temps et des cachoteries, je réussis à avoir des nouvelles de Lucie et Claude en impliquant Micheline. C’est grâce à son compte Messenger que nous avons eu de leurs nouvelles sans que JC soit au courant. Il me pose souvent des questions à leur sujet car il sait qu’ils sont en route mais je demeure très évasive dans mes réponses.
Finalement, suite à nos commentaires au sujet de la pluie (voir article précédent), Lucie et Claude ont décidé d’aller vers Whitehorse pour éviter la mauvaise température et c’est là que nous les avons rencontrés. Jean-Claude était à l’extérieur au moment de leur arrivée. Il a cru un moment que Claude était au volant mais s’est dit qu’il y a plusieurs unités comme la leur. C’est au moment de voir Lucie sortir de la camionnette qu’il a compris que c’était bien eux et nous de voir la stupéfaction sur son visage. Mission accomplie pour la surprise!!!
On a pris un verre tous ensemble en compagnie d’Élizabeth et on s’est promis de se donner des nouvelles tout au long de nos périples respectifs. À bientôt et bonne route! Soyez prudents.


Merci pour votre complicité!! -
6e mission accomplie!

Notre mission cette fois-ci, était d’aller à Homer, l’endroit le plus à l’ouest accessible en voiture que nous avions décidé de visiter. Chose faite.


Petite ville entre mer et monts, Homer offre des vues spectaculaires, s’il fait beau. Pour une fois, la chance n’a pas été de notre côté. Dame Météo nous a envoyé pas mal de nuages, nous empêchant d’avoir des vues éclatantes sur les paysages environnants. Ville côtière, on s’attendait à y manger du poisson à volonté et surtout FRAIS!! Quelle ne fut pas notre déception lorsque nous avons réalisé qu’il n’y a pas de poisson plus frais que le congelé.. Et voici pourquoi.
Autrefois, la ville était « poisson frais ». Les pêcheurs arrivant au port et vendant leurs prises sur les quais aux habitants et visiteurs. Mais justement, les visiteurs sont devenus de plus en plus nombreux et les gens y voyant une opportunité d’affaires, ont commencé à installer des boutiques de toutes sortes (poisson, restaurants, vêtements, articles de pêche, tours organisés, crème glacée, etc.) près des quais, repoussant ainsi plus loin les pêcheurs. Ces derniers arrivent toujours au quai mais ne vendent plus à l’unité mais en gros ou ils congèlent sur leur bateau les prises du jour.
Aujourd’hui, il y a 3 façons d’avoir du poisson frais. La plus intéressante, louer un bateau et aller le pêcher soi-même. La plus facile, se faire des amis au bar et en trouver un qui veut aller pêcher et nous vendre ses prises. La plus improbable, rouler sur le bord de la baie et trouver un résident qui pêche et qui veut vendre ses poissons…Nous avons tout de même eu du bon temps en marchant le long du « spit » bien habillés car il faisait 130 et le vent toujours très présent. Nous quittons Homer avec un petit pincement au cœur, on a manqué de soleil et de temps dégagé pour profiter pleinement de l’endroit.









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Anchorage
Destination Anchorage. On se demande presque si nous nous y arrêterons. C’est que nous réalisons que les villes ne sont pas notre principal attrait, bien qu’elles soient utiles pour les services. C’est donc sans réservation que nous nous sommes dirigés vers Anchorage en se disant que nous n’aurons pas de problèmes à se loger dans une ville de près de 300 000 personnes. Grossière erreur! Le camping municipal, probablement le plus grand de tous, a été réquisitionné par la ville pour y loger les sans-abris. Les autres sont tous complets, sauf un. Découragement total en le voyant: un cimetière de roulottes. Celles abandonnées depuis des années sont voisines d’autres en transit. Un seul coup d’oeil nous a convaincu que le Walmart serait notre destination pour la nuit!

Le fameux camping! 
Ayoye – pas le grand luxe … 
Après notre stationnement au Walmart, nous avons décidé de marcher voir un autre camping où Michel avait appelé pour se renseigner sur les disponibilités pour la journée même (aucunes) et le lendemain. En utilisant mon plus beau sourire avec le mari de la propriétaire et en répondant « non » à la question: Est-ce que c’est vous qui avez appelé tout à l’heure? (Vous conviendrez avec moi que j’ai répondu sans mentir à la question puisque ce n’était pas moi qui avait appelé, mais Michel … ) Finalement, nous avons réussi à pouvoir rester dans le stationnement pour la nuit ET à se brancher sur l’eau ET l’électricité ET le tout sans aucun frais. Le lendemain matin, la responsable au comptoir s’est même excusée ne pas avoir pu nous loger sur un terrain!
Nous avons donc profité de la journée du lendemain pour marcher jusqu’au Centre-ville en passant au travers du bois et en longeant la baie. Une peu de magasinage et visite de la ville. Plus de 13 kilomètres de marche au retour à notre camping. Ce soir, souper dans une pizzeria très recommandée avec un menu sans gluten. Merveilleux! Je vous laisse découvrir dans le vidéo ci-joint qui nous avons rencontré … Au final, ce fut un beau séjour à Anchorage. Et nous y reviendrons … À suivre!
Départ pour Homer sous les nuages. Malheureusement, la pluie s’en vient.










