• Parc Denali-le récit

    5 juillet. Tout a commencé un soir…tard… les gars dorment. Micheline et moi, mettons un point final à un article du blogue. Pendant que Micheline tape les dernières lignes, je vais sur le site de réservations du Parc Denali. Jusqu’à maintenant aucun site de camping n’est disponible.

    Tout à coup, SURPRISE!! Un site libre apparait à mon écran. Micheline se connecte aussi au site. Elle aussi a un site de camping. Nous complétons rapidement le formulaire de réservation et…. une seule de nous deux a LE site. Il n’y en avait qu’un et c’est…Micheline qui a été la plus rapide su’l piton. Bon, je n’ai pas de site… On gère le risque, on va quand même s’y rendre et on verra sur place. Je me dis qu’on couchera sur le bord du chemin car il est interdit d’avoir 2 unités sur le même emplacement.

    7 Juillet. Nous avons roulé près de 400km entre Fairbanks et le Parc Denali. C’est la première fois qu’on roule sous la pluie toute la journée. Nous n’arrêtons pas souvent, la pluie est froide et les paysages sont sous les nuages. Mais plus on avance moins les nuages sont lourds et bas. 

    Michel et Micheline sont les premiers arrivés au parc. On est un peu pressés, la réservation n’a pas de numéro, c’est premier arrivé, premier servi. Au comptoir, ils s’empressent de demander une faveur, 2 unités ensemble. Le commis (qui est très gentil et beau en plus) leur répond que ce n’est pas un problème en autant qu’il y ait de la place et qu’il n’y ait pas d’entrave à la route. WOW on est encore chanceux!!!

    Nous faisons donc le tour des boucles pour trouver un emplacement à notre goût et qui sera assez grand pour nos deux unités. Dans la boucle du Caribou, on a trouvé. Nous ne sommes pas trop coincés, nous sommes confortables et bien installés. Les douches sont assez loin par contre mais les toilettes plus proches.

    Après l’installation c’est la récompense et le temps de voir ce que nous ferons les jours à venir.  Comme nous serons ici pour 3 nuits, nous pouvons faire un horaire (!) des activités à faire : marches en forêt, tour en autobus dans le parc, films documentaires sur le parc, chenil, spectacle de chiens pour 100e anniversaire de l’escouade des chiens de traineaux. Oufffff on va encore manquer de temps….

    Il faut dire que cette année, le parc Denali est fermé sur une grande partie à cause d’un glissement de terrain qui a endommagé la route à partir du mile 43 de 96 miles. C’est malheureux et une chance à la fois. Nous aurions eu l’impression de ne pas tout voir s’il avait été ouvert jusqu’au bout. C’est tellement grand (6 millions d’acres) et il y a beaucoup de randonnées faciles et accessibles à faire. On n’aurait pas pu tout voir. Le fait qu’il n’y ait qu’une partie ouverte a simplifié la chose.

    Une fois installés, nous avons pris le Tacoma pour aller voir jusqu’au nous avions la possibilité d’aller avec les véhicules personnels. On s’est donc rendus à Savage River au mile 18. En débutant que nous sommes, personne n’avait le matériel nécessaire complet pour faire une randonnée. Chacun de nous avait un ou des items manquants :  pas de coupe-vent, pas d’eau, pas de chapeau/casquette, pas de bâton, pas de crème solaire… Nous n’étions pas partis pour longtemps… Nous avons tout de même décidé de faire la boucle de 3,2 km qui longe Savage River. Rien d’escarpé mais ça nous a tenus au chaud.

    Sur le chemin du retour vers notre campement, nous sommes arrêtés à un panneau explicatif pour tenter de voir le majestueux mont Denali (autrefois appelé McKinley). On a cherché à comprendre et à visualiser ce que disait le texte et le dessin. On pensait avoir vu le Denali mais on a compris le lendemain que nous étions dans le champs… À notre arrivée, nous sommes allés réserver notre place dans l’autobus qui nous amènera jusqu’à la limite du parc cette année (mile 43).

    8 juillet. Notre départ est à 14hres, on a donc le temps pour une marche en matinée. On a trouvé une randonnée qui part du camping, qui longe un ruisseau/rivière et qui nous a mené à un pont suspendu. Une belle petite marche d’environ 4 km. À 13h45 nous sommes au point de départ de l’autobus. Cette tournée permet aux utilisateurs de débarquer et d’embarquer à tout moment le long du parcours. Pour notre part, on décide d’aller jusqu’au bout pour choisir où on veut arrêter au retour. Comme il n’y a pas de ravitaillement dans le parc, cette fois-ci on est prêts.

    Le premier arrêt est à une 1h30 du départ. Ça fait du bien de sortir quelques minutes. Ce n’est pas un autobus de type « Coach » mais scolaire. Le confort n’est pas nécessairement la priorité. Quoiqu’il en soit, nous sommes contents du trajet, c’est beau et on voit des animaux sauvages. Micheline se gâte en prenant une foule de photos. Lorsque le chauffeur nous dit de regarder le Mont Denali, on comprend qu’on n’a rien compris du panneau explicatif la veille. Il est majestueux là-bas tout au bout de l’horizon.

    Arrivés au bout du trajet, on débarque pour se délier les jambes et on décide de ne pas retourner tout de suite. Il y a un autobus aux 30 minutes, on retournera plus tard. Nous prenons la direction du pont qui nous mènera un peu plus loin dans le parc. À pieds, c’est possible. Le paysage est à couper le souffle. On en profite pour manger un peu. On remarque qu’il y a un caribou dans le lit de la rivière tout en bas. On l’observe quelques instants et nous poursuivons notre marche. Sur le chemin du retour vers l’embarquadère, on voit madame Caribou qui est toujours en bas. On la perd de vue quelques instants pour se rendre compte qu’elle est maintenant sur la route, en face de nous. Hoooo…

    On arrête de marcher et on se tasse sur le côté du chemin doucement pour qu’elle voit qu’on lui laisse le passage. Elle est nerveuse, elle a peur. Elle tente de fuir par la montagne mais c’est trop abrupt. Elle choisit donc de passer tout près de nous (max 2m). Du moment qu’elle nous a dépassés, elle s’est mise à galoper contente de s’être débarassée de 4 touristes! Elle était bien heureuse de s’en aller et nous de la voir partir. À notre retour en bas de la côte, les gens qui nous ont vu étaient bien impressionnés par la situation. Une touriste hongroise nous a pris en photo. Micheline devrait la recevoir par courriel un moment donné. Une employée du parc (une Ranger comme on les appelle) était bien contente de notre réaction, elle nous a félicités d’être demeurés calmes. C’était la chose à faire dans cette situation. Finalement nous sommes revenus à notre campement vers 20h30. C’est beaucoup de transport mais cela nous a permis de découvrir un parc fabuleux.

    9 juillet. Jean-Claude ne va pas très bien, il tousse beaucoup. Il reste coucher. Pendant ce temps, nous allons visiter le centre d’information qui est très beau et qui permet d’explorer la vie animale et végétale du parc. C’est bien fait et on y trouve une foule d’informations concernant l’histoire du parc, les montagnes et les chiens de traineau. À ce sujet, en après-midi, on nous a recommandé de voir le spectacle de chiens, particulièrement beau en cette année du 100e anniversaire de l’escouade canine du parc. On a hâte d’aller voir ça. En attendant, nous regardons 2 très beaux films : un sur le parc lui-même et l’autre sur les chiens de traineau justement. Ça augmente notre fébrilité…

    Après le diner, on ne tient plus en place. Tel que recommandé, on se présente tôt au chenil pour rencontrer les chiens. Certains sont en cage, d’autres en enclos. Ils changent de place régulièrement. Ce sont de beaux chiens qui aiment se faire cajoler par les visiteurs. On peut flatter certains d’entre eux. Ces chiens sont de race Alaskan Huskie qui ne sont pas les meilleurs en course de chiens de traineau mais excellents pour tirer.

    Après la visite du chenil, on va prendre place pour le spectacle. On choisit les meilleures qui sont disponibles, pour bien voir et ne cacher personne. Un animateur commence la présentation en expliquant la raison de la présence de l’escouade canine depuis 100 ans. Par la suite, il demande au personnel d’aller chercher 5 chiens pour la démonstration. C’est alors que tous les chiens du chenil se mettent à japper en même temps et à sauter pour attirer l’attention, pour être choisi pour courir, enfin. C’est fou!!! Ça démontre clairement que les chiens AIMENT courir et tirer un traineau. Pour la démonstration , ils utilisent un traineau d’entrainement sur roulettes et c’est une Ranger qui le conduira.

    On est prêts, on veut voir les chiens à l’œuvre…. Et c’est partiiiiii…. On voit le départ et l’arrivée, c’est environ 22 secondes de course… Et c’est terminé. C’EST TOUT ???? La suite du « spectacle » c’est l’animateur qui poursuit son allocution sur le chenil, le personnel et les chiens. Nous sommes tellement déçus…. Où est le spectacle tant attendu….. On revient à notre campement avec notre petit bonheur sous le bras…Michel crie à l’arnaque… Finalement on se rend compte que le terme employé sur le pamphlet d’informations est « Démonstration » et non spectacle. C’est une employée du parc qui nous a induits en erreur en parlant d’un super spectacle pour le 100e. Quelle déception… Mais ça bien passé une partie de notre après-midi.

    10 juillet. Nous partons en direction d’Anchorage la tête pleine d’images d’une beauté sauvage sans nom.

  • Parc Denali

    « Je ne trouve pas de mots pour décrire cette beauté de la nature. Indescriptible. À voir. »

    Jean-Claude 

    « Le mont Denali : être aussi haut sans être visible en tout temps. »

    Michel

    « C’est le monsieur du Parc, un géant qui ne se dévoile pas facilement. » Jean-Claude 

     « Une beauté sauvage exceptionnelle, qui impose l’admiration. »

     Micheliine

    « Toute cette immensité, habitée d’animaux, pas d’humains, à perte de vue. Mes yeux ne sont pas assez grands. Je suis sans mots. »

    Lyne

  • Feu de forêt

    À notre départ de Fairbanks, l’odeur de fumée est plus présente que la veille et le ciel moins clair. Nous nous dirigeons vers le Parc Denali à environ 200km.

    En chemin, comme rien n’est simple, nous avons droit à un feu de forêt. C’est impressionnant, la fumée est très visible de la route.

    On a vu les pompiers aériens en action…

    Nous avons même reçu une alerte d’évacuation…

    Nous avions déjà traversé la zone problématique donc pas d’inquiétude pour nous.

    Malgré notre sentiment de sécurité, Lyne et Micheline étaient bien heureuses de quitter la région enflammée.

  • 5ième mission accomplie!

    Le lendemain, nous avons repris la route vers Fairbanks, pour s’apercevoir qu’elle ne valait guère mieux que la route Dempster, donc en très mauvais état. Un kilomètre à la fois, nous avons continué notre petit bonhomme de chemin au sein du Parc Kluane puis retour en Alaska. En espérant pouvoir y trouver un camping, nous nous sommes rendus au State Park de Moon Lake. Quelle chance pour un 4 juillet: un beau camping sur le bord de l’eau!!! Nous n’avions pas encore vu les très gros maringouins américains. Très affectueux, ils nous ont suivi en masse jusque dans nos équipements. Imaginez un peu la chasse aux maringouins dans la roulotte et le campeur à 3 heures du matin. Pourtant, nos deux hommes, en bons samaritains, s’étaient endormis tout heureux d’avoir secouru Amanda, la voisine de camping avec sa crevaison et son pneu de secours tout dégonflé. Pendant ce temps … vaisselle pour Lyne et Micheline … en regardant les preux chevaliers portant secours à la belle de l’Alaska, une « jumper fire » de feux de forêt!

    Après une nuit difficile avec les bateaux qui se promenaient sur l’eau (pourquoi entrer se coucher si le soleil ne se couche pas) et les maringouins, nous avons repris la route, non sans s’inquiéter un peu de la senteur de fumée et du smog qui s’était installé, voilant complètement le ciel et résultant de feux de forêt en activité. Le feu actif aperçu sur la route quelques minutes plus tard ne nous a pas nécessairement rassurés…  Pas de photos car tout est dans la brume.

    À Fairbanks, la mission fut finalement accomplie avec succès. Les réunions de Micheline ont bien eu lieu. Pendant ce temps, Lyne et Michel ont fait le lavage. On a aussi profité de Fairbanks pour les courses au Costco puis au Wallmart, la visite de la ville, un souper au restaurant sans gluten, recommandé par Amanda et quelques parties de billard sur une table « Brunswick » datant de 1898 et qui a connu la ruée vers l’or à Dawson au Yukon.

  • En route pour la 5ième mission – Fairbanks

    Notre 5ième mission consistait à trouver du réseau pour que Micheline puisse travailler en participant à deux visioconférences. 

    C’est simple, il suffisait de s’y rendre … mais avec quelques aventures, comme toujours. Premier enjeu, passablement sous-estimé: la douane canadienne, située au milieu de nulle part. Nous avions sagement vidé notre frigidaire! Quelques questions anodines du douanier… Alcool? non, Tabac? non, Cannabis? non, répulsif à ours? oui et le douanier de répondre: c’est très très bien! Et maintenant, la question qui tue? Avez-vous complété Arrivecan pour la vaccination reliée à la Covid? Non évidemment… On s’est fait tasser, confisquer les passeports et il fallait s’inscrire sur le site pour fournir notre preuve vaccinale. Une heure plus tard, nous avions enfin réussi à obtenir suffisamment de réseau en se collant sur la poste frontière (on peut pas entrer) pour s’inscrire et récupérer les passeports. Lyne et Jean-Claude nous attendaient patiemment un peu plus loin car ils avaient eu la sagesse de s’inscrire à l’avance.

    Prochaine étape, il fallait du propane pour Jean-Claude et Lyne depuis plusieurs jours, mais il était impossible d’en obtenir. Le 4 juillet … Donc arrêt à Haines Junction que l’on nous avait décrit comme grosse ville… Une description plus appropriée serait plutôt un gros désert. Le réservoir, passé date depuis longtemps, n’a pu être rempli. Jean-Claude ne semble pas avoir de connections dans le coin et il a dû acheter un nouveau réservoir: 115$ pour la bonbonne et le propane. Ayoye! De leur côté, Michel et Micheline ont trouvé la seule épicerie de la ville, à peine grande comme leur cuisine, pour pouvoir au moins souper. Nous sommes repartis, tous heureux d’avoir trouvé du propane et ce qu’il fallait pour souper. Nous avons couché dans un camping territorial du Yukon, très boisé: Congdom Creek.

    Encore de magnifiques paysages…

  • Liste de vedettes

    Voici le résultat de nos recherches sur la liste de vedettes. Allez vérifier les photos sur Internet. Nous sommes assez confiants de nos réponses.

    1. John Lennon

    2. Elvis Presley

    3. Paul McCartney

    4. Mick Jagger

    5. Jimmy Hendrix

    6. Cher

    7. Madonna

    8. Elton John

    9. Steven Tyler

    10. Burton Cummings

    11. Freddy Mercury

    12. David Bowie

  • Traversier Skagway vers Haines

    Toujours aussi chanceux que nous sommes, il fait très beau pour vivre cette aventure car c’en fut toute une…

    En avant-midi ce jour-là, nous avons fait une marche qui nous a menés sur une pointe de terre donnant sur le canal Lynn!! Quel ironie!

    Par la suite, nous devions être sur le quai d’embarquement pour 13hres. On a décidé de se faire un «Tail Gate Party»pour être encore plus près/prêts à la bonne heure.

    Nous étions prêts à 13hres et assis dans nos voitures respectives mais nous avons attendu près de 2hres avant d’avoir notre tour pour embarquer de reculons (!) sur le traversier.

    Avant nous, il y avait un équipage avec une caravane à sellette (fifth wheel) mesurant 57 pieds de long, camion compris. Et eux aussi ont dû embarquer de reculons… Tout un spectacle.

    Le trajet a été vraiment agréable et a duré tout au plus une heure.

    On reprend la route pour trouver notre camping. Quelle ne fut pas notre surprise lorsque nous avons découvert nos emplacements… on a cru que nous étions au paradis 😂😂😂

  • Réponse au quiz sur le carburant – amendé

    Désolée, je me suis trompée. Le propane à Inuvik était 45$ pour le plein d’une bonbonne de 20 livres et non pas 40$ tel qu’indiqué.

  • White Pass & Yukon Route

    Notre activité aujourd’hui 30 juin c’est un voyage en train d’environ 3 heures. Ça peut paraître anodin mais ce ne l’est pas et ce, pour plusieurs raison.

    En passant, on s’excuse pour le délai entre les articles. Nous n’avons pas toujours accès à Internet ni toujours le temps (!) d’écrire toutes nos aventures…

    Tout d’abord il faut dire que cette balade était un souhait de Jean-Claude. Il aime tout ce qui concerne les pionniers. Il a été servi à souhait le long de ce parcours qui s’étend de Skagway au Sommet du Col White (pour cette excursion).

    Ce réseau ferroviaire a été construit (1898-1900) en pleine période de la ruée vers l’or (1896-1899) et 35 000 hommes y ont travaillé. Le parcours entre Skagway (élévation 0) et Summit of White Pass (élévation 3 000 pieds) est de 32 kilomètres avec des pentes en moyenne de 3,9%. Nous avons eu droit à quelques frissons car plusieurs courbes sont en pente, en plus des quelques ponts et des deux tunnels à traverser.

    Après la ruée vers l’or, le train a servi à transporter du minerai, a été utilisé par l’armée américaine durant la Deuxième Guerre mondiale et par la suite, est devenu un véritable moyen de transport jusqu’en 1982 l’année où les activités ferroviaire de la WP&YR ont cessé.

    Deuxièmement , nos pensées vont aux hommes qui ont érigé cette infrastructure avec les moyens de l’époque et dans des conditions que l’on imagine difficiles et presqu’inhumaines selon les valeurs d’aujourd’hui.

    Et troisièmement, à cause des vues offertes, des précipices frôlés, des artéfacts aperçus, cette balade restera gravée dans nos mémoires.

  • Nos équipements

    Nous avons reçu une demande pour vous montrer nos équipements. Les voici: Jean-Claude et Lyne ont sagement laissé leur Airstream à la maison et ils voyagent avec un Chevrolet Silverado 2500 et un campeur Lance. Michel et Micheline voyagent avec un Toyota Tacoma et une roulotte de 21 pieds (extérieur) Modèle Palomini de Palomino.